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La faune, l’eau et l’autoroute

Entre Coire Nord et Zizers, les deux chaussées de l’A13 suivent deux tracés différents. Bientôt, la chaussée nord longera directement la chaussée sud. Mais sur son tracé, il y a encore les rails, l’eau et les cerfs.

Entre Coire Nord et Zizers, aux Grisons, les chaussées nord et sud de l’A13 suivent deux tracés différents. Et entre les deux, il y a beaucoup de terrain. La chaussée nord n’a pas de bande d’arrêt d’urgence continue et ne répond plus, depuis belle lurette, aux exigences de l’ordonnance sur la protection contre le bruit. Quant à la chaussée sud, elle doit également être optimisée : à l’avenir, elle longera les voies des CFF et des RhB.

Lits de ruisseaux et couloirs à faune
Ce déplacement des chaussées est toutefois moins simple qu’il n’y paraît : le nouveau tracé recoupe de nombreux lits de ruisseau passant sous les deux chaussées et les rails, et aboutissant dans le Rhin tout proche. Mais l’eau n’est pas la seule à croiser le tracé. Un couloir à faune d’importance nationale traverse également l’A13. Pour l’OFROU en tant que maître de l’ouvrage, il ne s’agit donc pas seulement de la réfection d’une route nationale. Il doit également assurer l’écoulement de l’eau et offrir un passage sûr au-dessus des rails et des quatre voies d’autoroute pour les cerfs, renards et autres animaux.

Piste en béton et bunker militaire
Lors du déplacement de la chaussée sud, on s’est heurté à un autre défi peu commun. Sascha Eichelberger, chef de chantier pour le tracé, raconte : « Sur le premier tronçon se trouvait un ancien bunker de l’armée. Ses murs en béton avaient jusqu’à deux mètres d’épaisseur. Et au-dessus du bunker passait une piste en béton avec un barrage antichars. » Deux pelles mécaniques ont mis près d’un mois pour démolir le bunker et les « Toblerones ». Entre-temps, tous les vestiges militaires ont été éliminés et une puissante pelle MHL340 est en train d’arracher les anciennes glissières.