Chacun peut y trouver sa place !

Chacun peut y trouver sa place !

Les métiers de la construction sont peu connus et ont la mauvaise réputation d’être une voie de garage en cas de scolarité difficile. Nous profitons de cet article pour faire une porte ouverte sur nos activités très variées.

Chaque chantier est un prototype et les exigences y sont très élevées. De plus, nous devons constamment nous adapter à de nouveaux lieux, aux conditions climatiques, aux modifications de projets, à la nature du terrain, etc.

Chaque jour nous réserve donc ses défis à travers la multitude de compétences et de personnes dans une équipe, et le chantier est toujours mené à bien ! Il faut des personnes bien formées, motivées et compétentes ! Chacun peut y trouver sa place !

Nous recevons aujourd’hui Eric Estevez pour qu’il nous livre son parcours. Il a obtenu son CFC de constructeur de routes en 2018 et est champion suisse.

Eric, raconte-moi ton parcours scolaire et ce qui t’as poussé à choisir constructeur de routes ?
Mon parcours était très simple, j’ai fait toutes mes classes à Tavannes. J’ai réalisé des stages assez tôt, environ 3 ans avant de finir l’école obligatoire. Cela m’a permis de prendre le temps de choisir mon métier, sachant que je voulais pouvoir travailler en plein air et en équipe. J’avais plusieurs possibilités, notamment constructeur de routes, maçon ou paysagiste. J’ai donc réalisés des stages dans ces professions. Finalement, constructeur de routes est le métier qui m’a vraiment attiré le plus, du aux variétés et diversités des tâches que l’on réalise en un seul jour. Puis après ça, j’ai vraiment remarqué que j’étais fait pour ce métier.

Comment est-ce que ton apprentissage dual s’est déroulé ? Raconte-moi la vie en entreprise, les cours professionnels, les cours interentreprises ?
Mon apprentissage s’est très bien déroulé. J’ai été suivie et bien conseiller autant par mon formateur que par mes collègues et ça c’est vraiment important pour un apprentissage dual. Il faut être bien au travail et le reste suit automatiquement. La vie en entreprise est vraiment géniale, connaître comment se déroule une entreprise, en plus du travail à réaliser qui est fascinant et intéressant. Mes cours professionnels ont été très captivants, tous les jours nous apprenions un nouvel outil, des nouveaux matériaux etc… Tout était ordré pour pas que ce ne soit répétitif. Les cours interentreprises étaient bien variés. A chaque cours nous apprenions une nouvelle astuce pour nos examens ou tout simplement pour le travail en entreprise et tous les cours étaient faits pour qu’à l’examen nous n’ayons pas de surprise. 
Avec Julien Berbier, vous êtes le duo de champion suisse des SwissSkills 2018. Que retires-tu de cette expérience ?
Une magnifique expérience professionnelle et humaine. Nous nous sommes surpassés mentalement et physiquement. Nous avons vraiment tout donné les deux. Nous nous étions dit que nous nous donnerions à fond pour ne pas avoir de regrets. Que nous arrivions premier ou dernier ce n’était pas grave, l’important c’était d’avoir tout donné. Cet état d’esprit durant tout le concours nous a vraiment donné les moyens d’aller encore plus loin que ce que nous pouvions faire. Je conseille vivement cette expérience à toute personne qui a la chance d’y participer et surtout de se donner tous les moyens possibles d’y arriver et d’y croire jusqu’au bout.

La Halle des Maçons de Moutier organisera, lors du Salon interjurassien de la formation du 1 au 5 avril 2020, les éliminatoires de constructeur de routes pour les SwissSkills 2020. Vas-tu t’impliquer dans ce projet ?
Bien-sûr, je serais même ravi d’être impliqué dans ce projet car nous voyons que ça bouge aussi dans notre petite vallée pour la formation. Ça montre que l’on sait bien former les apprenti-e-s et que nous avons de bonnes entreprises. Ça me ferait énormément plaisir de pouvoir conseiller, parler et expliquer notre métier aux jeunes et aux plus âgés aussi, montrer l’évolution du métier et ses différentes techniques.

Comment vois-tu ton avenir dans la profession ?
Très bonne question, je suis plutôt quelqu’un qui vis au jour le jour, mais c’est vrai qu’en regardant plus loin j’aimerais pouvoir gérer une équipe. Mais je n’aimerais pas finir dans des bureaux car je suis quelqu’un de dynamique et j’ai besoin de bouger constamment.

Merci Eric pour ton partage.